Après le grèbe huppé, le flamant rose et le jardin xérophyte, ce dernier épisode nous amène dans l’arboretum pour découvrir la vie des reines pollinisatrices : les abeilles.

L’arboretum et ses 11 hectares d’oliviers, de vignes, d’arbres fruitiers ou de cactacées possède aussi deux ruches qui surplombent la plaine des jardins familiaux. Présentes depuis le début de l’installation de l’association C.C.E.A.M.E (le Centre catalan d’études agronomie Méditerranée environnement), des apiculteurs amateurs se sont relayés dans la mesure du possible pour faire vivre ces colonies.

 

Cellules Royales

« Dans la ruche, il y a trois types d’abeilles, nous raconte avec passion un membre de l’arboretum. Nous trouvons la reine, les ouvrières qui sont entre 20 000 et 40 000, et les mâles qui sont entre 4 000 et 5 000 individus. » Pour cet apiculteur amateur, le printemps annonce un moment important pour la vie des ruches : c’est le temps de l’essaimage.

« Une reine nait grâce à un processus particulier : l’œuf pondu reste le même mais les ouvrières construisent une cellule différente avec de la gelée royale qui va développer les organes reproducteurs de l’abeille. » Un simple coup d’œil dans la ruche permet de distinguer assez facilement les cellules royales.

Un simple coup d’oeil permet de distinguer les cellules royales

 

Le temps de l’essaimage

Les ouvrières, une huitaine de jours avant la naissance de la nouvelle reine, commencent à délaisser l’ancienne. Comme une ruche ne peut avoir qu’une seule abeille reproductrice, la vieille reine s’en va avec la moitié ou le tiers de la ruche. « C’est ce que l’on appelle l’essaimage. Des milliers d’abeilles s’envolent à la recherche d’un nouvel endroit pour construire une nouvelle ruche. » Les essaims, bien qu’impressionnants « et très bruyants » ne sont pas dangereux : « Ne sachant pas si elles trouveront un foyer dans l’immédiat, les abeilles se gorgent de miel et il est impossible pour elles de piquer. De plus, elles n’ont rien à défendre. » Si plusieurs reines naissent dans la même colonie, le même processus se produit sauf si la ruche ne possède plus assez d’abeilles. Dans ce cas, les deux dernières reines se battent. Certains apiculteurs récupérèrent alors les nouveaux essaims pour faire une nouvelle ruche.

 

Fabrication du miel

Une fois leur localisation trouvée, les abeilles régurgitent le miel et « recalibrent leur GPS » (il suffit de déplacer la ruche d’un seul mètre pour que les abeilles se sentent perdues !). Enfin, la colonie se reconstitue et grossit pour faire du miel. Les ruches de l’arboretum, dites ruche Dadant, possèdent une hausse afin de donner plus de place aux abeilles pour faire plus de miel qui servira à l’homme. Dans les ruches naturelles, seule la place du couvain suffit : les abeilles fabriquent du miel uniquement pour leur survie. Les années où la production est bonne, il est alors possible de trouver du miel à l’arboretum ! Peut-être cette année ?

 

Le saviez-vous ?

Dans l’Ancien régime, tous les agriculteurs possédaient une ruche. Si quelqu’un en volait une, le voleur était condamné aux travaux à perpétuité. A l’époque, le miel était la seule source de sucre !

 

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