Le 1er octobre, l’Observatoire de la côte sableuse catalane, dit ObsCat, donnait une conférence sur le littoral, l’évolution du trait de côte, son érosion et la submersion marine.

L’observatoire catalan est né en 2014 sous l’impulsion de Perpignan Méditerranée Métropole (PMM). Bernard Dupont a introduit cette rencontre en souhaitant la bienvenue à tous les partenaires. Pierre Roig, maire de Sainte-Marie et vice-président en charge du trait de côte à PMM a, par la suite, exposé les missions de cet institut public : « L’ObsCat a pour objectif de collecter des données après l’observation des 44 km qui séparent le Racou du Cap Leucate. Ces observations permettent de mieux réfléchir et de trouver des solutions sur le phénomène de l’érosion par exemple. » Deux campagnes de mesures et d’observations ont lieu tous les ans. Depuis 2014, des tendances se dessinent et les analyses sont de plus en plus précises.

L’érosion

Mais comment se forme l’érosion ? Eric Palvadeau, chef de projet ObsCat au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), débute son intervention : « L’érosion est un phénomène qui touche toutes les côtes. Les facteurs sont multiples : la construction d’un barrage ou d’un port qui ne permet plus les déplacements de sédiments, l’artificialisation des côtes, la montée des eaux ou les phénomènes naturels comme la houle… Sur les 60 dernières années, nous constatons en France Métropolitaine une perte de 0,5 m/an irrégulièrement répartie. »

En ce qui concerne le territoire de Canet, la plage du Sardinal est celle qui souffre le plus de l’érosion. En 6 ans d’observation, la mer « mange » le trait de côte qui se situe côté nord (près du port). « Sur le court terme, la solution est de réensabler cette plage. L’année dernière, la ville a dragué du sable qui se trouvait dans l’avant-port pour le déplacer vers la plage du Sardinal », explique M. Palvadeau. Un quiz et un moment de questions-réponses ont ensuite permis au public d’en apprendre plus sur la côte sableuse.

Des solutions à étudier

Pierre Roig a tenu à conclure cette conférence en énonçant un certain nombre de solutions envisageables sur la côte sableuse. Parmi elles, les solutions dites « douces » comme le rétablissement du rôle des dunes et des ganivelles ou le recul de l’artificialisation des côtes quand il est possible. D’autres réponses, qui envisagent l’intervention de l’Homme, sont aussi étudiées. L’élu a cité les brise-lames qui diminueraient l’impact de la houle. L’installation d’enrochement est aussi une solution. Cette conférence s’est alors terminée autour d’un apéritif.

Protection du littoral

Fin octobre, de nouvelles digues amovibles ont été installées.

Mises en place par la ville et la société « Wave Bumper », ces structures en résine ont pour but de protéger le littoral contre le risque de submersions marines en cas de fortes pluies. Leur installation permet aussi d’éviter la dispersion du sable dans la ville.

Trois emplacements vont en être dotés cette année, tous situés entre l’Espace Méditerranée et le port. Dans les 5 ans à venir, ce seront toutes les entrées de plage qui verront ce système installé. Ces digues amovibles vont être présentes sur les grandes entrées, les autres resteront ouvertes afin d’accéder facilement à la plage (sauf en cas de grosse intempérie). Elles seront présentes jusqu’en mars.

Budget : 110 000 euros.

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