Fin 2016, le conseil municipal décidait la création d’un comité consultatif chargé de mener une réflexion sur le développement futur de la ville afin d’identifier les défis auxquels la ville devra faire face sur le long terme en matière d’architecture urbaine, d’équipements structurants, de mobilité, d’économie, de citoyenneté, de vivre ensemble, d’écologie, de développement du numérique et de toutes politiques publiques d’une manière générale.
Vue aérienne abords plage de la jetée

Cette réflexion se déroulera au cours des années 2017 et 2018. Deux réunions du comité ont eu lieu à ce jour et, vu les enjeux pour notre ville, il semble nécessaire à Bernard Dupont de vous tenir informés du déroulement de celle-ci.

 

Pourquoi un comité consultatif ?

L’intérêt de créer un comité consultatif est d’associer de manière très officielle des Canétois, des représentants du monde associatif et des personnes qualifiées qui disposent d’une expérience dans les thèmes concernés par l’étude ou de compétences particulières.

Ainsi, le comité est composé de 28 membres dont 14 élus (1 représentant de l’opposition) et 14 personnes issues de la société civile. Le comité consultatif a été créé en vertu de l’article L.2143-2 du code général des Collectivités locales qui précise que le conseil municipal peut en créer un sur tout problème d’intérêt communal concernant tout ou partie du territoire de la commune.
C’est précisément le cas avec l’étude prospective de développement urbain et cela traduit la volonté de Bernard Dupont et de son équipe d’ouvrir la réflexion en dehors du seul conseil municipal.
Il convient de préciser que le comité consultatif est accompagné dans la démarche par les services de la ville, mais surtout par l’Agence d’Urbanisme Catalane (Aurca).

 

Comment se déroule l’étude ?

Les travaux menés par l’Agence Catalane d’Urbanisme ont commencé dès la création du comité consultatif en octobre 2016.
L’étude est décomposée en deux phases : en 2017 le travail sera de poser un diagnostic sur les thèmes suivants : dynamique démographique et parc immobilier, dynamiques urbaines et foncières, dynamiques induites par la perception physique de la ville, dynamiques induites par la compétitivité et la différenciation territoriale, dynamiques induites par la grande accessibilité, les mobilités locales et le numérique, conclusion des grandes dynamiques territoriales et de gouvernance.
En 2018, il conviendra de définir des scenarii de développement stratégique en se posant la question des orientations en matière de modèle urbain, d’évolution de l’appareil commercial et de l’articulation avec les projets supra-communaux en tenant compte notamment de la montée en puissance du phénomène intercommunal. Enfin, une fois les orientations retenues et les propositions du comité stratégique mises en oeuvres, viendra le temps de l’évaluation des politiques publiques.

Comité consultatif

 

Que pouvons-nous retenir à ce jour ?

Une population permanente deux fois supérieure à la population domiciliée

Il existe une différence importante entre la population estimée par l’Insee dans le cadre du recensement (qui repose sur des modèles statistiques) et la population permanente calculée à partir des données croisées de fichiers de services fiscaux, des volumes des déchets, des volumes d’eau consommés et des données de radiotéléphonie.
Ainsi quand l’Insee avance une population de 12.508 habitants, l’Aurca estime la population permanente à 22.000 habitants. Par ailleurs, le bureau d’étude constate une progression de la population à 1% par an, ce qui est dans la moyenne sur la plaine du Roussillon. Mieux, le phénomène dit de « multi-résidentialisation » autrement dit le fait de vivre environ 6 mois de l’année à Canet-en-Roussillon permet d’estimer une population permanente autour de 25.000 habitants. On constate que 70 % des résidences secondaires sont occupées entre 8 et 10 mois dans l’année.

Un vieillissement progressif de la population et des ménages plus « resserrés »

Le phénomène n’est pas propre à Canet-en-Roussillon. On le constate dans le Sud de la France en général et sur le pourtour Méditerranéen en particulier. Le phénomène est essentiellement alimenté par l’héliotropisme et la volonté pour beaucoup de passer une retraite paisible et agréable au soleil, dans un environnement favorable.

Ainsi, près de 4 Canétois sur 10 ont plus de 60 ans. Le vieillissement de la population explique pour partie la taille des ménages qui va décroissant, après le décès du conjoint. Les accidents de parcours (séparation, divorce) expliquent également le phénomène. Ainsi, pratiquement un ménage sur deux est composé d’une personne seule.

Des ménages aisés, mais un parc immobilier qui répond à des besoins sociaux

Comme beaucoup de villes littorales, Canet jouit d’un capital image qui la rend attractive pour les ménages aisés. En parallèle, le nombre d’hébergements touristiques et la proximité de Perpignan en font aussi une ville attractive pour les ménages les plus modestes. Le parc touristique constitue notamment un point de chute pour la population extra-départementale en dehors de la période touristique. Les besoins sociaux s’expriment en premier lieu par le logement social. La ville réalise des efforts pour faciliter la construction de logements accessibles sans pour autant pouvoir espérer rattraper le retard au vu des objectifs fixés par la loi SRU. Toutefois, la volonté est réelle car cela répond d’abord à un besoin exprimé par les Canétois.

Le parc immobilier caractérise la ville touristique

L’élément qui peut le mieux distinguer la station balnéaire de la ville touristique est l’usage du parc immobilier. Si pendant des décennies, l’usage principal était à Canet-en-Roussillon la vocation saisonnière durant les vacances estivales (résidences secondaires), l’usage devient aujourd’hui majoritairement un habitat à l’année. Ainsi, sur 15 737 logements, près de 48 % d’entre eux sont une résidence principale occupée toute l’année. Nous connaissons donc une transformation de la résidence secondaire en résidence principale. On doit y ajouter que plus de 7 logements construits sur 10 sont occupés de manière permanente. C’est ainsi que l’on définit le phénomène de « résidentialisation ».

Vue aménagements quai de Barcelone

Une expansion urbaine limitée

Contrairement à l’idée reçue que la ville est « bétonnée », Canet dispose d’un espace naturel prédominant. Seuls 18 % du territoire sont urbanisés et les possibilités d’extension sont rares compte tenu des contraintes réglementaires mais aussi par choix fait par la ville de préserver les terres agricoles et les vignes « patrimoines » entre Canet et Perpignan. Sur 3 038 hectares, 1 355 ha sont des espaces naturels, 896 ha sont des terres agricoles, 370 ha sont consacrés à l’habitat, 254 ha sont des équipements touristiques ou de loisirs (essentiellement des campings), et 163 ha dévolus à l’économie et aux équipements.
La concentration de l’urbanisation peut donner le sentiment de « bétonnage ». Mais la réalité est tout autre puisque 80 % du territoire sont composés d’espaces naturels et agricoles, ce pourcentage tenant pas compte des parcs urbains existants ni de celui de la Zac Port-Alizés à venir.

Zac Port Alizés Aerienne

Des besoins fonciers en cohérence avec l’objectif démographique

Le maire de Canet-en-Roussillon, Bernard Dupont, a fixé voilà plusieurs années l’objectif démographique à atteindre pour créer les conditions d’une activité économique et commerciale pérenne tout au long de l’année et plus seulement dépendante de la fréquentation estivale : 20 000 habitants permanents. L’étude montre que cet objectif est réaliste sans faire appel à de nouveaux espaces constructibles sinon ceux identifiés aujourd’hui dans le plan local d’urbanisme.

Aménagements place Cocteau

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