Les courbes de nos maisons sont nées de l’imagination de créateurs. Ces architectes et artistes ont donc défini à quoi ressemblent nos villes. Le temps de 4 épisodes, la Gazette revient sur ces personnages qui façonnent le temps…
M. Candilis, à droite de la photo

Sa trace dans Canet

La trace d’un grand architecte, habitué aux projets d’envergures, se trouve dans Canet. Dans les années 60 et 70, de nouveaux lotissements sortent de terre dans le quartier sud. Les lotissements, reconnaissables par leur géométrie, donnent de l’originalité aux bâtisses. Georges Candilis, architecte d’origine grecque, se trouve être le chef de projet de la mission Racine en Languedoc-Roussillon (programme de réaménagement du littoral). Les lotissements les Lamparos et les Palangres près de la mer, font partie de l’œuvre de ce grand visionnaire. Un autre architecte a joué un grand rôle dans ces constructions : Pierre Raoux, qui par ses relations, a fait venir M. Candilis dans nos contrées. L’architecte a par ailleurs contribué à la venue de Victor Vasarely (voir épisode 2).

Lotissement de MM. Candilis et Raoux dans Canet

 

Ses œuvres

Georges Candilis a effectué ses études d’architecture à l’École polytechnique d’Athènes. Sa participation à un Congrès international d’architecture moderne le fait rencontrer l’architecte Le Corbusier avec qui il va collaborer pour de gros projets, notamment pour l’unité d’habitation à Marseille. Après une carrière en Afrique, il revient en France où il collabore avec deux autres architectes pour créer la « Team 10 ». Il travaille sur le quartier du Mirail (Toulouse), conçoit l’extension de Bagnols-sur-Cèze, dessine des écoles au Moyen-Orient, etc. Sur le littoral, sa conception la plus connue se trouve à Port-Leucate avec la résidence « Les Carrats ». Son œuvre la plus originale reste « l’Hexacube », une petite bulle d’habitat, mais seulement 27 de ces curiosités ont été vendues.

 

Sa vision

Georges Candilis critiquait beaucoup le fonctionnalisme et la ville dortoir. Il était un homme en avance sur son temps : sans être contre la voiture, il voulait qu’elle prenne moins de place. L’architecture et la conception d’un quartier devaient être centrées sur l’humain. Son art voulait tendre vers le bonheur individuel et collectif.  Pour lui, l’habitat devait apporter la liberté et la dignité. À partir des années 1970, il est beaucoup présent à l’étranger où il a notamment de l’influence en Grèce et au Moyen-Orient pour des questions d’urbanisme.

A partir du 22 février, l’exposition « Modernisme à la plage » mettra en scène les architectes et artistes de la série « Dessine-moi Canet ». L’exposition se tiendra dans la Galerie des Hospices.

 

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